... que je pensais à toi ces derniers temps et malgré tout ce qu'il s'est passé j'avais envie de te parler. Ça t'a trigger ? Normal, je reviens comme un ex toxique pseudo-mélancolique. Mais promis, c'est pas pour te faire du mal <3.
7h30, le réveil sonne. Et si je dormais encore un peu ? Après tout… j’ai le temps. Je referme mes paupières. 10h06. Ok, là faut vraiment que je me lève. Bon, allez, deux/trois Tik Tok et c’est parti. 10h48. Je sors enfin de mon lit. Skincare, c’est fait. P’tit déj’, c’est fait. Et maintenant, je fais q u o i ?
Depuis le 6 janvier 2025, je suis au chômage. Avant de l’être, j’avais 1000 projets en tête, notamment bombarder sur ma newsletter ici présente. Sauf que la réalité m’a vite rattrapée : je n’ai pas de motivation… ou très peu. La plupart du temps, j’ai du mal à me lever, je suis souvent triste et je passe mes journées à rêver de ce que je pourrais faire pour m’occuper. Heureusement, j’ai quelques projets par-ci par-là qui me prennent du temps (notamment un dont je parlerai sûrement plus tard genre écrire un livre pour quelqu’un d’autre). Et puis le manque d’argent, l’impression que mes journées commencent à 18h quand je pars au sport, essayer de suivre le rythme de mes proches qui travaillent… BREF, être au chômage, c’est pas aussi facile et chouette que je pensais. Mais, avec tout le temps que j’ai eu à réfléchir, à me remettre en question, à imaginer, à penser… je me suis faite une réflexion : mon rapport à la mode est en train de se métamorphoser.
Depuis que j’ai le temps, je fais face à une nouvelle contradiction : je peux rester des journées entières en pyjama. À quoi bon me vêtir correctement si je ne sors pas de la journée. Avoir comme seul apparat un vieux jogging et un t-shirt de concert passé trop de fois à la machine, pour une personne qui adore la mode, c’est le comble. Mais quand le moment vient de sortir, je prends encore plus de plaisir qu’avant le début de ma slow life pour m’habiller. Je me surprends à apprécier regarder chacune des pièces qui composent mon dressing (et Dieu sait qu’il y en a beaucoup), les déplier, les ranger, les toucher… et le Graal : les porter. J'ai l’impression alors, sans vantardise, d’avoir pris +1000 points de fashion depuis que j’ai vraiment le temps de choisir avec soin mes tenues. C’est alors que… I couldn’t help but wonder… faut-il avoir du temps pour être “stylée” ?
“Oui” et un peu “non”, I guess ?
Avec la montée en flèche de la conscience écologique chez une partie de la société, nos achats vestimentaires se tournent de plus en plus vers les friperies. Le marché de la mode de seconde main a en effet enregistré une croissance de 12% en 2024, atteignant un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros rien qu’en France. Par ailleurs, les influenceurs eux-mêmes prônent les achats de vêtements en fripe pour leur qualité mais aussi leur “rareté”, puisque la pièce choisie parait unique, “dénichée”. Pourtant, faire les fripes demande un effort supplémentaire : celui de fouiller, chercher, trier, à la recherche de la ou des pépites coincés entre deux jeans trop grands et un bac de vieilles écharpes. Ce temps-là n’est pas accordé à tout le monde car, pour prendre l’habitude de faire les fripes, il faut avoir la possibilité de se forger un oeil qui permet de repérer les pièces qui vont nous plaire et nous aller. Pourtant, j’ai personnellement parfois l’impression que, pour être stylée quand on n’a pas beaucoup de sous, s’habiller en fripe est vu comme une solution facile.
Après l’étape du choix des fringues en boutique, vient celle de choisir sa tenue le matin. Et quand on commence à 9h, supplément 45 minutes de métro, on n’a pas énormément de temps à consacrer pour sélectionner avec soin chacune des pièces qui vont composer la tenue. Certain.e.s diront “mais tu peux préparer ta tenue la veille”, et bien non voilà, j’ai toujours eu la flemme. Et c’est bien pour ça que je suis toujours arrivée en retard au travail.
Ainsi, pour revenir à mon cas personnel (oui oui je vous déballe ma vie), j’ai remarqué que, depuis le début de mon chômage je prends plus de plaisir à m’habiller. Je n’ai plus la pression des horaires, je n’ai plus non plus la pression de choisir des vêtements confortables et professionnels, bien que j’ai toujours eu la chance de travailler dans des entreprises très tolérantes sur le sujet. Au-dessus de tout ça, je sens mon esprit pour libre pour me consacrer à 100% à ma passion qui est la mode. J’ai donc bien l’impression que c’est ce point précis, qui demande le plus de temps. Celui de s’intéresser, découvrir, lire, aller voir, bref ce qui permet d’ouvrir ses chakras (haha) au monde qui nous entoure et qui permet de façonner un style qui nous correspond vraiment. Le vrai luxe, c’est le temps.
Affaire à suivre.
Ps : n’hésitez pas à répondre à cet newsletter pour me donner votre avis sur la question :)
Cette semaine dans l’effet kiff-cool, j’avais très envie de vous parler d’une nouvelle application qui participe encore plus à mon addiction au smartphone : Songe.
Parce qu’en plus d’avoir du temps pour choisir mes fringues (et en acheter des nouvelles, hmhm)… je lis, énormément. Mais vraiment : énormément. Depuis un moment, je me disais que ce serait super chouette que je puisse répertorier mes lectures, écrire quelques mots dessus pour me souvenir de ce que j’en ai pensé. Le lancement de cette application est arrivé comme une aubaine. Dessus, on notifie sa lecture en cours et on partage avec ses “amis” celles passées, avec une note et un commentaire. Une application toute douce, qui permet de se souvenir des livres passés, mais aussi qui donne envie d’en lire d’autres. C’est gratuit, et ça change du scroll sans fin sur Tik Tok.
Pssst. En parlant de cagnotte (tiens tiens), si tu veux soutenir cette newsletter, n’hésite pas à faire un tour par ici. C’est une cagnotte en ligne qui me permet de couvrir certains frais et de pouvoir investir dans des projets futurs. Merci.